|
LA CAUSE: LE MAUVAIS
ENTRAINEMENT
Jusqu’il y a peu, la maladie naviculaire ou le syndrome
podotrochléaire était l’un des problèmes les plus
sévères et les moins compris dans le monde de
l’équitation. Heureusement, il est maintenant possible
de traiter cette maladie avec succès et de la prévenir,
grâce à notre méthode d’entraînement!
Notre
expérience de plusieurs années nous a enseigné que la maladie
naviculaire et la boîterie sont presque toujours la conséquence d’un
mauvais entraînement. Il y a des gens qui ont 3 – 4 chevaux
naviculaires, l’un après l’autre, et d’autres qui ont entraîné des
centaines de chevaux sans jamais être confrontés avec cette
maladie. Le hasard?!? Le secret de notre méthode d’entraînement?
Redressez votre cheval et montez-le en avant!
La plupart des
problèmes de boîterie apparaissent parce que chaque cheval est de
par sa nature un peu asymétrique. Souvent, les cavaliers renforcent
cette asymétrie inconsciemment en basant leur position sur
l’incurvation du cheval lorsqu’ils montent. Ainsi, le cheval est de
plus en plus asymétrique et une tension se crée dans le dos.
Le tout
s’aggrave quand le cavalier essaie de mettre le cheval en main sans
préalablement redresser le cheval. Le Dr. Reiner Klimke disait:
“seul un cheval redressé se fait rassembler”. Si le cavalier ne
sait pas comment il doît redresser le cheval, ce dernier n’utilisera
jamais convenablement les postérieurs, et il y aura davantage de
poids sur les antérieurs.
Mais
combien de fois ne voit-on pas des cavaliers qui essayent de
“descendre” la tête de leur cheval avec des rênes allemandes, une
martingale ou une main trop dure? Si ensuite le cavalier essaie de
rassembler le cheval, tout le poids se porte sur les antérieurs, qui
seront donc surchargés, et cela fera boîter le cheval. Comme le
sabot est le maillon le plus faible, c’est là que les premiers
symptômes se manifesteront: il peut s’agir d’une déformation de l’os
naviculaire ou d’une inflammation de la bourse séreuse à la hauteur
de “l’articulation naviculaire”. Dans la plupart des cas cependant,
le vétérinaire ne trouve rien d’anormal et on parle alors de
“naviculaire clinique”.
La maladie
naviculaire apparaît donc à cause d’une mauvaise utilisation du dos,
parce que le cavalier ne tient pas compte de l’asymétrie naturelle
du cheval: il ne redresse pas le cheval, ce qui crée de la tension
dans le dos et rend l’appui égal sur les rênes impossible: le
rassemblement et le relèvement seront tout à fait impossible, et par
conséquent les antérieurs seront tout le temps surchargés.
Contrairement à
ce que l’on pense généralement, dans la plupart des cas nous ne
trouvons pas de cause médicale à l’inflammation naviculaire, mais
tout est dû au mauvais entraînement, qui cause une surcharge des
antérieurs. Si cette surcharge persiste pendant longtemps, les
inflammations et la boîterie ne seront qu’une conséquence logique.
Faire des infiltrations, donner du repos, prescrire des
antidouleurs, “craquer” le dos, donner des médicaments, faire couper
le nerf, mettre des fers différents, etc. ne constituent en aucun
cas un bon rémède pour rémédier à l’inflammation naviculaire. Les
rémèdes mentionnés ne combattent que les symptômes et ne prennent
pas en considération la cause de la boîterie. |