Sur cette page vous lisez tout ce qui concerne notre methode d'entrainement qui est basé sur l'equitation classique.

EQUITATION CLASSIQUE

·        OBJECTIF

·        L’ASYMETRIE NATURELLE

·        NOTRE METHODE D’ENTRAINEMENT

  ·        LE CHEVAL DROITIER

  ·        LE CHEVAL GAUCHER

·        LES PREMIERS PAS

  ·       POINTS PRIORITAIRES POUR LE CAVALIER

   

 

Egon von Neindorff est le grand maître

du Dressage Classique.

OBJECTIF

L’objectif de l’équitation classique est que le cheval montre ses mouvements naturels sous le cavalier, sans contrainte et de plein gré.     

Tout comme dans le natural horsemanship, dans l’équitation classique on tient également compte de la nature du cheval.

L’équitation classique prend en considération tant le développement sain et physique du cheval que son bien-être psychique.  On en trouve la preuve chez les chevaux de l’école espagnole: avec un âge moyen de 22 ans, les chevaux y continuent à réaliser leurs exercices de dressage, le tout en bonne santé.

Aux Pays Bas par contre, le cheval de dressage n’a qu’un âge moyen de 6 ans!

L’équitation classique ne peut se faire remplacer par aucune autre méthode.

 

Asymetrie naturelle               

                          

La plupart des problèmes auxquels les cavaliers sont confrontés lorsqu’ils montent ou dans le contact quotidien avec leur cheval sont causés par l’asymétrie naturelle du cheval.  Tout au long de l’évolution, le corps a évolué, tant chez l’homme que chez l’animal, et les deux côtés du corps ne sont pas égaux: le corps est donc asymétrique, on est droitier ou gaucher.  Tout le monde sait de soi-même s’il est droitier ou gaucher, mais il n’y a pas beaucoup de cavaliers qui savent si leur cheval est droitier ou gaucher, ou en d’autres mots: s’il est concave à droite ou concave à gauche: chaque cheval a un côté concave et un côté convexe, un côté plus habile et fort, l’autre plus faible et mou.

Pour le cheval, cette asymétrie ne constitue pas de problème dans des circonstances naturelles, si les voies de l’homme et du cheval ne se croisent pas, mais si l’on commence à monter un cheval, toute une série de problèmes peuvent être engendrés, parce qu’un cheval monté est chargé de dizaines de kilos supplémentaires.

 

Quelques problèmes et phénomènes typiques d’un cheval qui n’a pas bien été redressé et qui continue donc à avancer asymétriquement:

  • incurvation/flexion facile d’un côté, mais difficile de l’autre côté  
  • un contact inégal avec la bouche, ou contact avec une seule rêne et pas avec l’autre
  • le cheval est capable de galoper à main droite et pas à gauche ou inversément
  • il accélère après un changement de pied en l’air
  • il ne s’arrête pas correctement (en position “carrée”)
  • il est capable d’appuyer d’un côté mais pas de l’autre 
  • la tête bascule à l’envers, le cheval est “en arrière de la main”
  • le cheval secoue la tête 
  • le cheval grince des dents
  • il y a des erreurs de tact
  • le cheval allonge irrégulièrement
  • il ne recule pas droit
  • il se cabre ou il rue
  • le cheval est extrêmement nerveux parce qu’il n’arrive pas à faire les exercices que le cavalier lui demande
  • le bassin du cheval est incliné
  • le cheval a des sabots inégaux
  • le cheval a des problèmes de dos
  • le cheval marche avec steppage
  • le cheval a la maladie dite ‘kissing spine’ (dos incurvé ou bombé)  
  • le cheval a la maladie naviculaire

 

La position et la pose du cheval nous fournissent déjà beaucoup d’informations à propos de l’asymétrie naturelle de la monture: la position des hanches et des genoux et la forme des sabots antérieurs nous révèleront déjà vers quel côté le cheval est incurvé, on pourra en déduire si le cheval a une incurvation naturelle à gauche (gaucher) ou s’il est concave à droite (droitier).

Souvent, les cavaliers renforcent l’incurvation naturelle du cheval, en adaptant leur position à cette asymétrie automatiquement, et souvent inconsciemment, ce qui a comme résultat que le cheval marche et trotte d’une façon toujours plus asymétrique. 

Les problèmes s’aggravent quand le cavalier essaie de monter sur la main (avec le chanfrein à la verticale) sans préalablement redresser le cheval.  Le dr. Reiner Klimke disait: “seul un cheval bien redressé se fait rassembler.”  Par conséquent, si le cavalier ne sait pas comment il doît redresser sa monture, le cheval n’arrivera jamais à bien engager les postérieurs et il y aura davantage de poids sur les épaules.  Le redressage est donc une condition sine qua non pour pouvoir monter un cheval! L’équilibre du cheval est gravement perturbé quand le cavalier essaie de réaliser des flexions ou mouvements latéraux avant que le cheval soit correctement redressé, parce que ces flexions mettront le dos du cheval dans une position forcée: combien de fois n’avons-nous pas vu des cavaliers qui essaient de “descendre” la tête de leur cheval avec des rênes allemandes, un martingale ou une main trop dure?  Si ensuite le cavalier essaie de rassembler le cheval, tout le poids se portera sur les antérieurs, qui seront donc surchargés, et cela fera boiter le cheval.  Comme le sabot est le maillon le plus faible, c’est là que les premiers symptomes se manifesteront.

 

 

NOTRE METHODE D’ENTRAINEMENT

Notre méthode d’entraînement consacre énormément d’attention et de temps à l’asymétrie naturelle d’un cheval.  Aucune autre méthode le fait si clairement.  Un cheval sera asymétrique pendant toute sa vie, et la bonne approche de cette asymétrie est l’essence même de l’équitation et de notre méthode de travail.

L’asymétrie naturelle est un problème musculaire qui peut être résolu par l’entraînement des muscles.  Seul un cheval bien redressé pourra rester sain.  Via notre méthode d’entraînement, basée sur l’équitation classique, vous pourrez redresser votre cheval, le rendre mieux musclé et plus fort, pour qu’il puisse mieux vous porter.  Le cheval commencera à avancer d’une façon pure, sans irrégularités, il sera plus souple et acceptera la main du cavalier, il sera bien en main; les deux postérieurs vont s’engager progressivement et le cheval pourra se détendre.  Il restera sain et aimera travailler pour vous.

Les chevaux chez qui la maladie naviculaire a été constatée pourront bien profiter de notre méthode d’entraînement: la douleur diminuera et disparaîtra dans la plupart des cas, parce-que grâce à notre méthode, le cheval détendra son dos et utilisera ses abdominaux, contrairement aux chevaux non redressés qui bougent seulement les jambes, et chez qui le dos reste immobile.

Notre méthode vise en priorité le rétablissement de l’équilibre en redressant le cheval pour que son poids soit bien réparti sur les quatre jambes.  Grâce à cet équilibre naturel rétabli, le cavalier pourra commencer à travailler à l’équilibre de l’équitation classique et du dressage, où les 3/5 du poids du cheval sont portés par les postérieurs.

Notre méthode d’entraînement est basée sur cinq éléments:

  1. Détente
  2. Contact appuyé sur les rênes
  3. Redressage
  4. Rassemblement
  5. Relèvement de l’encolure et de la tête

Pendant les cours, les stages et les jours d’initiation, nous nous concentrons surtout sur la méthode requise, sur le COMMENT: comment faire détendre le cheval, comment arriver à un bon contact appuyé sur les rênes, comment redresser le cheval pour ensuite pouvoir le rassembler et relever.

 

Si un cheval a eu une formation classique, la détente sera la première phase et le relèvement la dernière.  Si par contre le cheval a été monté pendant longtemps sans qu’on tienne compte de son asymétrie, il faudra d’abord redresser le cheval.  La détente n’est pas possible sans le redressage.  Tant qu’un cheval avance asymétriquement, même d’une façon à peine perceptible, il devra se crisper pour essayer de rester en équilibre.

Le cheval doit faire travailler ses abdominaux pour pouvoir détendre le dos, ce qui est nécessaire pour qu’l puisse engager les postérieurs et que le cheval en main.  Seul un cheval redressé pourra avoir un contact égal sur les deux rênes et se fera rassembler et relever.

Les cinq éléments sont inséparablement liés entre eux, et doivent être poursuivis d’une façon correcte à tout moment.  Le résultat final sera un cheval droit, rassemblé et relevé, qui aura un contact appuyé égal sur les rênes et qui pourra avancer avec tact et élan en partant des postérieurs vers l’avant, en passant par un dos détendu.

Grâce à notre méthode d’entraînement, ces éléments ont déjà été appliqués chez des dizaines de chevaux: des chevaux d’obstacle ou de dressage, des chevaux d’attelage et de course.  Le succès a été prouvé.  Dans notre travail, nous n’utilisons jamais de rênes auxiliaires: si un cavalier est capable de monter selon cette méthode, des rênes allemandes, des élastiques, et des martingales sont tout à fait inutiles.  Le seul soutien que nous utilisons est le travail à la double longe.

                                 

Foto prise à la clinique vétérinaire à Bodegraven (Pays Bas)

 

 

LE CHEVAL DROITIER 

Huit personnes sur dix sont droitières.

Il en est de même pour les chevaux: huit chevaux sur dix sont droitiers, deux sur dix gauchers.

Nous vous parlerons d’abord des chevaux droitiers, après vous trouverez une description du cheval gaucher.

Un cheval droitier a une incurvation naturelle à droite, il se fera facilement incurvé à droite, et ne s’infléchira que difficilement à gauche.

                

Le côté gauche de ce cheval est

  • la partie convexe

  • le côté où les muscles sont longs

  • le côté qui n’est que mollement musclé  

  • le côté souple

La jambe postérieure gauche est le postérieur faible.

La jambe antérieure gauche porte plus de poids que l’antérieur droite

 

Le côté droit de ce cheval est

  • la partie concave

  • le côté où les muscles sont courts

  • le côté qui est fortement musclé

  • le côté raide

La jambe postérieur droite est la jambe qui pousse le plus et qui est la plus forte.

La hanche droite est souvent plus élevée que la hanche gauche

 

 

DE QUELLE FAçON POURREZ VOUS VOUS-MÊME FAIRE LE DIAGNOSTIC?

  • Le cheval droitier cherchera plus de soutien sur la rêne gauche, il s’appuiera donc sur la rêne gauche
  • Ce cheval se poussera contre la jambe gauche du cavalier
  • La selle descendra vers la gauche et le cavalier sera donc assis de travers

   

 
LE CHEVAL GAUCHER                                

 

 

Un cheval gaucher a une incurvation naturelle à gauche, il se fera facilement incurvé à gauche, et ne s’infléchira que difficilement à droite.

             

      

 

Le côté gauche de ce cheval est

  • la partie concave

  • le côté où les muscles sont courts

  • le côté qui est fortement musclé

  • le côté raide

La jambe postérieur gauche est la jambe qui pousse le plus et qui est la plus forte.

La hanche de gauche est souvent plus élevée que la hanche de droite.    

 

Le côté droit de ce cheval est

  • la partie convexe

  • le côté où les muscles sont longs

  • le côté qui n’est que mollement musclé 

  • le côté souple

La jambe postérieure droite est le postérieur faible.

La jambe antérieure droite porte plus de poids que l’antérieur gauche.   

 

DE QUELLE FAçON POURREZ VOUS VOUS-MÊME FAIRE LE DIAGNOSTIC?

  • Le cheval gaucher cherchera plus de soutien sur la rêne droite, il s’appuyera donc sur la rêne droite
  • Ce cheval se poussera contre la jambe droite du cavalier
  • La selle descendra vers la droite et le cavalier sera donc assis de travers

 

LES PREMIERS PAS                                                    

Ci-dessous, vous trouverez les premiers pas qui sont nécessaires pour redresser votre cheval.  Si vous voulez mettre en pratique ce qui est décrit ci-dessous, nous vous conseillons de venir prendre un cours à notre centre d’entraînement où à l’occasion d’un de nos jours de cours aux Pays Bas, pour que nous puissions vous donner davantage d’explications et d’indications personnelles!  Attention: s’il s’agit d’un cheval extrêmement gaucher ou droitier, une autre approche est nécessaire et le texte ci-dessous ne sera pas d’application!

Un cheval redressé est un cheval qui se laisse infléchir aussi facilement des deux côtés, avec un appui égal, quand le cavalier le lui demande.

Pour obtenir ce résultat, le cheval ne peut pas trouver appui sur la rêne intérieure.  La rêne extérieure est toujours la rêne qui conduit.  En montant le cheval avec une contre-incurvation, il cherchera lui-même son équilibre, et se mettra plus droit.

Si vous avez un cheval droitier, commencez à main droite, en montant sur la piste intérieure; avec un cheval gaucher vous commencerez à main gauche.  Incurvez le cheval à l’extérieur (contre-incurvation) jusqu’à ce que vous ayez tout autant de pression sur les deux rênes et que le cheval a tendance à aller vers la piste extérieure.  Mettez plus de poids sur l’étrier intérieur pour éviter que le cheval aille vers la piste extérieure.  De cette façon vous étirerez les muscles courts (le côté droit du cheval droitier) et vous les rendrez plus longs et plus souples.

Après, vous changez de main et vous faites des grandes voltes, toujours avec une contre-incurvation.  La volte doit être bien ronde.  Si le cheval tombe (se couche) sur l’épaule intérieure, vous pouvez pousser les antérieurs vers l’extérieur en dirigeant les deux mains vers l’extérieur.  Si les épaules du cheval se dévient (s’il met plus de poids sur l’épaule extérieure), vous devrez mettre les antérieurs à l’intérieur (faire une incurvation).  De cette façon vous pourrez détendre votre cheval et il commencera à avancer droit sur la volte.

Dès que le cheval avance droit, qu’il est redressé, vous ne devrez plus monter avec contre-incurvation et vous pourrez passer à la phase suivante.

                                             

                   

POINTS PRIORITAIRES POUR LE CAVALIER             

  • Regardez au-dessus de votre cheval, ne regardez pas en bas, vous devez sentir ce qui se passe en-dessous de vous.

  • Ne montez jamais avec les mains trop basses.  La partie supérieure de votre bras doit descendre verticalement.  A partir du coude, vous devez réaliser une ligne droite, en passant par l’avant-bras et la rêne vers la bouche du cheval.

  • Un cheval qui n’est pas droit ne peut jamais tenir la tête basse.  Seul un cheval redressé peut se mettre en main et pourra descendre la tête.

  • Votre main intérieure ne peut jamais être plus basse que la main extérieure.  Dans un virage ou sur la volte, votre main intérieure sera toujour plus élevée que la main extérieure.

  • Ne compensez jamais l’asymétrie de votre cheval par votre poids.  Si le cheval se couche vers l’intérieur, faites une contre-incurvation en bougeant les rênes en ne mettez jamais votre poids à l’extérieur: cela pourrait causer une énorme tension dans le dos du cheval.  Gardez donc toujours votre poids à l’intérieur de l’incurvation.

  • Le cheval doît toujours être en impulsion, il doît avoir envie d’avancer.  Gardez le cheval réceptif aux aides.

  • Recompensez votre cheval chaque fois qu’il travaille bien.  Les récompenses rendent le cheval grand et fier.

  • ‘Tous vos actes envers le cheval doivent être déterminés par l’amour et le sens des responsabilités’.

Nuno Oliviera était très compétent dans le rassemblement d’un cheval.